Actualité à la une du 26 mars 2025
Les bandits de la coalition criminelle « Viv Ansanm » ont perpétré, le lundi 24 mars 2025, une nouvelle attaque à Kenscoff, précisément dans les localités de Boucan et Depanse. Les malfrats ont assassiné deux habitants et enlevé trois autres. L’un de ces derniers aurait rendu l’âme ce mardi, selon l’agent exécutif intérimaire de la commune de Kenscoff, Massillon Jean. Il réclame l’utilisation de drones kamikazes contre les bandits, qui ont établi leur base dans des zones difficiles d’accès au niveau de la commune.
Sans l’intensification de la lutte contre le juteux trafic d’armes, la bataille contre les gangs est loin d’être gagnée, prévient Me Lacks Guvens Cadette. Le coordonnateur du Centre de réflexions sur la justice déplore l’absence d’une législation sur la commercialisation, la légalisation et la circulation des armes adaptée à la réalité en Haïti. C’est, selon lui, l’un des principaux facteurs de la grave crise sécuritaire actuelle.
Le parti les engagés pour le développement annonce une journée de mobilisation dans les rues de la capitale, ce mercredi 26 mars, pour continuer de dénoncer l’inaction des autorités face à la multiplication des exactions des gangs. EDE accuse le conseil présidentiel de transition d’avoir failli à sa mission et exige son départ immédiat.
Les défis politiques et sécuritaires en Haïti seront au centre des discussions entre le président du Conseil présidentiel haïtien, Fritz Alphonse Jean, et le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qui sera en déplacement les 26 et 27 mars 2025 dans les Caraïbes.
Marco Rubio se rendra en Jamaïque, au Guyana et au Suriname les 26 et 27 mars afin de promouvoir les priorités de politique étrangère du président Trump dans les Caraïbes », selon un communiqué du département d’Etat américain.
Le Conseil Électoral a rencontré, ce mardi 25 mars, des représentants de partis politiques dans le cadre de ses consultations autour des processus référendaire et électoral en cours. Le président du CEP, Patrick Saint Hillaire, a exhorté les acteurs politiques à surmonter leurs divergences pour parvenir à un consensus garantissant des élections crédibles. Il a également souligné que la résolution de la crise sécuritaire constitue une condition sine qua non à la tenue des prochaines joutes électorales.
Le dirigeant du mouvement paysan Papaye et de la plateforme « 4G Kontre », Chavannes Jean-Baptiste, dénonce la poursuite du processus référendaire en cours, estimant qu’il n’y a aucune possibilité que celui-ci aboutisse dans les conditions actuelles. Le leader paysan réclame le départ illico du Conseil présidentiel de transition qui, selon lui, a piteusement échoué.