L’administration Trump a mis fin à la désignation de statut de protection temporaire pour environ un demi-million de ressortissants haïtiens, dont certains vivent aux États-Unis depuis plus d’une décennie. Cette décision prendra officiellement effet le mardi 2 septembre.
Alors que, le Département d’État déconseille aux Américains de se rendre en Haïti « en raison des enlèvements, de la criminalité, des troubles civils et des restrictions imposées aux soins de santé », selon le Miami Herald, le Département de la sécurité intérieure a déclaré ce vendredi 27 juin que « La situation environnementale en Haïti s’est suffisamment améliorée pour que les citoyens haïtiens bénéficiant du TPS puissent rentrer chez eux en toute sécurité».
Dans son dernier rapport sur la détérioration de la situation du pays, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a déclaré que la nouvelle vague d’attaques armées qui a débuté le 31 mars a aggravé une situation déjà désastreuse, dans laquelle 5,7 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, sont confrontées à une faim aiguë.
Le TPS permet aux personnes déjà présentes aux États-Unis de vivre et de travailler légalement, car leur pays d’origine est jugé dangereux en raison de catastrophes naturelles ou de troubles civils. Haïti, qui traverse une crise sécuritaire, humanitaire et économique complexe, a obtenu ce statut après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 et a bénéficié de plusieurs renouvellements et prolongations de 18 mois.
La dernière désignation a été accordée par le président Joe Biden et prolongée jusqu’en février 2026 avant son départ. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a révoqué cette décision et reporté la nouvelle date. Cette nouvelle date imposait à l’administration de décider, dans les 60 jours suivant la fin de l’allocation, si celle-ci serait prolongée, renouvelée ou définitivement supprimée.