Le procès de l’assassinat du président Jovenel Moïse a débuté, le lundi 9 mars 2026, en Floride avec la sélection d’un jury de 12 personnes, composé de huit femmes et quatre hommes. L’un des jurés est d’origine haïtienne.
Quatre accusés se retrouvent sur le banc des accusés: le Colombien Arcángel Pretel Ortiz, 53 ans, ancien informateur du FBI, l’Americano-Vénézuélien Antonio Intriago, 62 ans, l’Americano-Haïtien James Solages, 40 ans et l’Équato-Américain Walter Veintemilla, 57 ans. Ils sont poursuivis pour leur rôle présumé dans le complot en vue d’enlever et de tuer le chef de l’État haïtien, le 7 juillet 2021 en sa résidence privée à Pèlerin.
Ces accusés avaient conspiré avec d’autres personnes pour planifier, financer et exécuter l’opération lors de réunions en Floride du Sud et en Haïti, dans le but de destituer et de remplacer Jovenel Moïse par un candidat politique, qui engagerait la société de sécurité d’Intriago pour de futurs contrats gouvernementaux, a indiqué le procureur fédéral Sean McLaughlin, rapporte le Miami Herald.
« Jovenel Moïse a été brutalement abattu à bout portant par une équipe de mercenaires colombiens », a avancé McLaughlin
Les avocats de la défense relatent cependant que le président haïtien Jovenel Moïse était déjà mort, lorsque les Colombiens sont arrivés, avec pour mission initiale de l’arrêter, soutenant que leurs clients ont été piégés par Joseph Félix Badio et des policiers haïtiens.
Martine Moïse entendue
L’épouse de l’ex-président Jovenel Moïse, Martine Moïse a été auditionnée le mardi 10 mars 2026. La veuve n’a pu retenir ses larmes devant le tribunal fédéral, informe Miami Herald. Elle affirme avoir attendu longtemps ce procès.
Martine explique qu’ils (elle et le président) ont été réveillés par des coups de feu aux abords de leur maison, aux environs de 1:00 AM, le mercredi 7 juillet 2021.
Elle dit que le président lui a demandé de se cacher de l’autre côté du lit pour éviter les balles perdues. C’est alors, assure-t-elle que Jovenel Moïse a appelé Dimitri Hérard, chef de la sécurité présidentielle, Jean Laguel Civil, haut responsable de la sécurité et Léon Charles, directeur général de la Police nationale d’Haïti. L’audience a par la suite été suspendue.
Cinq accusés purgent actuellement des peines de prison à vie aux États-Unis après avoir plaidé coupable dans le dossier de l’assassinat du président haïtien.
Onze autres sont poursuivis toujours aux États-Unis et 20 autres, dont 17 Colombiens et trois responsables haïtiens, attendent leur jugement en Haïti.