L’administration Trump étend ses restrictions de visas à deux membres du Conseil présidentiel de transition ainsi qu’un ministre accusés de favoriser l’expansion des gangs en Haïti. Leurs actions ont permis à des gangs dont certains sont désignés comme organisations terroristes de déstabiliser le pays selon un communiqué du Département d’Etat publié ce mercredi 28 janvier 2026.
Cette mesure est prise en vertu de l’article 212(a)(3)(C) de l’Immigration and Nationality Act (INA), qui interdit généralement l’entrée sur le territoire américain aux personnes dont l’entrée ou les activités envisagées sont susceptibles d’avoir des conséquences néfastes sur la politique étrangère des États-Unis.
Le Département révoquera également tout visa actuellement valides détenus par ces personnes et les membres de leur famille immédiate. L’administration Trump continuera de prendre des mesures pour imposer de telles sanctions à quiconque contribue à la déstabilisation d’Haïti et de l’hémisphère, souligne le communiqué.
Ce sont cinq membres du Conseil Présidentiel de Transition qui sont visés par des sanctions américaines. Fritz Alphonse Jean, fin novembre 2025 et quatre autres CP dont les visas ont été également révoqués à la suite de l’adoption d’une résolution limogeant le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ce texte voté par une majorité de cinq membres, le 21 janvier 2026, n’a toujours pas été transmis aux Presses nationales pour être publié dans le Journal officiel Le Moniteur en raison de l’opposition du Président du CPT, Laurent St Cyr.
Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des sanctions contre toute personne qui soutiendrait le renvoi du chef du gouvernement, qualifiant une telle démarche de manœuvre politique contre le rétablissement de la sécurité et contraire aux intérêts américains.