L’évêque d’Anse-à-Veau et de Miragoâne, Mgr Pierre André Dumas, a pris la décision de se retirer du processus de médiation devant déboucher sur une issue à la crise politique actuelle.
Il en a fait l’annonce le mercredi 14 janvier 2026 dans une note publique. “J’ai pris la décision de me retirer de toute implication directe et opérationnelle dans ce processus spécifique de médiation” a-t-il précisé.
Le prélat a ainsi dénoncé des informations inexactes, des interprétations erronées et diverses récupérations créant confusions et malentendus dans l’opinion publique.
“Après avoir reçu des conseils avisés, discerné dans la prière et considéré la sagesse de l’Église, j’ai pris la décision de me retirer de toute implication directe et opérationnelle dans ce processus spécifique de médiation” a clarifié le leader religieux, tout en se démarquant de toute appartenance à un courant politique quelconque.
Mgr Dumas demeure tout de même au service de la nation, ajoutant que “ce retrait ne signifie ni indifférence, ni découragement, ni abandon. Bien au contraire” a-t-il souligné.
Il se dit “convaincu qu’il existe dans ce pays des femmes et des hommes de valeur, des institutions et des organisations capables de dépasser les intérêts particuliers et d’assumer avec courage et compétence un véritable processus de médiation nationale”.
Des partis politiques et organisations de la société civile s’étaient montrés plutôt favorables à la décision du Mgr Pierre André Dumas d’accepter de conduire la médiation pour éviter le chaos après le 7 février prochain.
Cependant, certaines voix discordantes ont émergé dont celles de l’ancien premier ministre Jean Henry Céant et du directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance, qui ont notamment mis en doute la neutralité du dirigeant de l’Eglise catholique.