Le président vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme Cillia Flores, capturés le 3 janvier par des militaires américains, puis exfiltrés du Venezuela, ont été entendus pour la première fois lundi 5 janvier par un juge du tribunal de New York. Ils ont plaidé non coupables des accusations de narcotrafic et de terrorisme.
Maduro et son épouse restent en détention . La prochaine audience aura lieu le 17 mars prochain.
Le leader socialiste de la République bolivarienne, âgé de 63 ans, a clamé son innocence, disant qu’il est un « prisonnier de guerre ».
« Je suis le président de la République du Venezuela et je suis ici kidnappé depuis le samedi 3 janvier. J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas, au Venezuela… », a-t-il ajouté.
Après sa capture suivie de son transfert aux États-Unis, Nicolás Maduro est incarcéré à Brooklyn, un centre de détention réputé notamment pour son insalubrité.
Des milliers de ses partisans ont manifesté ce lundi dans les rues de Caracas la capitale du Venezuela, à l’appel de la vice-présidente Delcy Rodriguez. Cette dernière a parallèlement été investie présidente par intérim du Venezuela.
L’opération militaire américaine ayant conduit à l’arrestation du président vénézuélien aurait fait près de 80 morts selon plusieurs médias dont des civils et une trentaine de soldats cubains faisant partie de la garde rapprochée de Maduro.
Cette intervention américaine a été condamnée par plusieurs pays dont la Colombie, le Brésil, Cuba, la Russie et la Chine, dénonçant une violation du droit international. La Russie et la Chine réclament par ailleurs la libération de Maduro.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies réuni d’urgence ce lundi a fait part de ses préoccupations, évoquant d’un côté “une fracture au sein de l’ordre international, une conception extraterritoriale de l’État de droit, revendiquée par Washington” et de l’autre, “les principes de souveraineté et de non-agression consacrés par la Charte de l’ONU”.
« L’heure est grave », a déclaré António Guterres, le secrétaire général de l’Onu représenté par sa Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo.