Haïti-Politique: Un pacte national pour encadrer la transition

Le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des Élections a été présenté officiellement, le lundi 23 février 2026, lors d’une cérémonie à la Villa d’accueil, en présence notamment du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des membres du gouvernement, des représentants des partis politiques et organisations de la société civile ainsi que des membres du corps diplomatique et consulaire.

Le  chef du gouvernement a salué l’engagement et le leadership des signataires qui ont opté  pour le dialogue, en faisant preuve de responsabilité  politique.

Ce pacte national établit comme priorité le rétablissement de la sécurité, l’organisation des élections et la poursuite du dialogue national.

Il reconnaît d’entrée l’exercice du pouvoir exécutif par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition le 7 février dernier, jusqu’à l’organisation  des élections  conformément au calendrier électoral établi par le Conseil électoral provisoire.

Il préconise la formation d’un gouvernement impartial dont la mission principale sera d’assurer la stabilité institutionnelle pour  l’avancement du processus électoral en cours et renforcer la lutte contre l’insécurité en encadrant les forces sur le terrain. 

Le Pacte prévoit également l’adoption des mesures sociales et économiques dont le soutien aux personnes déplacées internes  et l’appui aux petites et moyennes entreprises.

L’acte réorganise également la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR).

Il envisage également des modifications de la constitution de 1987 ainsi que la création d’un Comité de suivi ayant un droit de regard sur la feuille de route et le calendrier établi.

Tout membre du gouvernement désireux de se porter candidat aux élections devra démissionner de son poste un mois à l’avance, soutient le document. 

L’accord conclu après des consultations initiées par le Premier ministre Fils-Aimé a été signé le 22 février 2026 à Pétionville par plusieurs dizaines de partis politiques dont Fanmi Lavalas, le Parti haïtien Tèt Kale (Phtk), l’Organisation du peuple en lutte (OPL), les Engagés pour le développement (EDE) et l’Alliance pour une société sans exclusion (ASE).

Il fait cependant l’objet de contestation de la part de plusieurs regroupements politiques dont le consensus politique pour le redressement national et la réorientation de la transition.

Ce document n’est qu’un arrangement du premier ministre Fils-Aimé avec ses alliés pour légitimer l’équipe au pouvoir dans le but de continuer à  gaspiller   les  maigres ressources de l’Etat selon le consensus.

C’est le 4e accord politique des acteurs politiques et de la société civile  depuis l’assassinat du président Jovenel Moise dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.

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