Le directeur départemental de l’ISPAN a été licencié pour négligence grave, tandis que le directeur départemental du ministère de la Culture et de la Communication (MCC) a été mis à pied pour passivité tendancieuse, a annoncé le ministère dans un communiqué publié le lundi 13 avril 2026, soit deux jours après la tragédie survenue à la Citadelle Henry, qui a coûté la vie à 25 personnes.
« Le drame de la Citadelle est le fruit d’une délinquance administrative et révèle également une défaillance au sein des structures départementales du Nord, de ses services techniques et de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) », indique le communiqué paraphé par le ministre Emmanuel Ménard.
Le texte souligne que « cet acte innommable, soldé par la mort regrettable de jeunes compatriotes, doit révolter la conscience citoyenne jusqu’à dénoncer une société en dégénérescence » et affirme que « l’État assumera pleinement ses responsabilités au nom de la morale publique et pour la mémoire des Ancêtres ».
De son côté, le directeur général du ministère de la Culture et de la Communication, Jean Garry Denis, a présenté sa démission. Dans sa lettre, datée du 13 avril et adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, il explique que « ses valeurs et sa vision à long terme ne s’alignent pas avec l’orientation stratégique traditionnelle du ministère ». Il occupait ce poste depuis le 1er août 2024.
Par ailleurs, neuf personnes, dont le maire de Milot, Wesner Joseph, et le directeur départemental Nord de l’ISPAN, Achile Néat, ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur la catastrophe survenue à la Citadelle.
Mais nouveau rebondissement : le responsable de l’ISPAN aurait été irrégulièrement libéré par un agent de la SDPJ et serait désormais en cavale. L’agent impliqué a été placé à l’isolement, a confirmé le commissaire du gouvernement du Cap-Haïtien, Eno Zéphirin.
Les sept autres suspects sont cinq agents de la police municipale de Milot et deux employés de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national.